François Leclercq

Architecte Urbaniste

François Leclercq

Architecte Urbaniste

François Leclercq est architecte et urbaniste, formé à l’UPA 6 La Villette, où il présente son diplôme en 1981 avec Fabrice Dusapin, avec qui il décide de créer une agence. Ils sont lauréats du Pan XII en 1982, puis des Albums de la Jeune Architecture en 1985.

En parallèle, il travaille avec Yves Lion, notamment sur un sujet de recherche proposé par le PUCA, qui revisite la production et la conception des logements : Domus demain, la bande active. Il y fonde sa conviction de la nécessité absolue de se battre au quotidien pour la qualité des logements, et contrer l’érosion permanente des ambitions collectives vis-à-vis de ce qui devient un produit quasi-financier coincé entre marges et pouvoir d’achat. Le premier projet livré par l’agence Dusapin Leclercq, des logements pour la RIVP dans le 13ème arrondissement de Paris, reçoit le Prix de la première œuvre du Moniteur en 1988.

Au fil des projets, notamment l’extension de l’hôpital Corentin Celton, auquel il apporte une réponse éminemment urbaine, avec l’idée de la ville qui rentre dans l’hôpital à travers ses activités et ses passages, et non un lieu fermé sur lui-même, François Leclercq développe la conviction selon laquelle il faut aborder les projets à la fois comme architecte ET urbaniste.

Promeneur inlassable, intuitif, il est persuadé qu’il faut proposer une approche singulière et non-standardisée de la ville. Il réfléchit entre autres aux manières d’habiter avec les réseaux, et conçoit ainsi les projets urbains du Bois Habité dans le quartier Euralille, et de Paris Nord Est.

Sa réflexion sur la typologie et les usages est aussi une constante dans sa production de bureaux, avec un travail particulier sur le rapport intérieur/extérieur. Il réalise dans cet esprit le siège de la Caisse nationale de prévoyance à Angers, pour lequel il remporte le Prix de l'Équerre d'argent du Moniteur en 1996, et un immeuble de bureaux pour France Télécom, à Arcueil, en 2007.

S’inscrivant contre la tabula rasa, François Leclercq affirme la nécessité du faire-avec. La réhabilitation des entrepôts Mac Donald, en immeuble de bureaux à l'emplacement de l'ancien entrepôt Macdonald à Paris, est un manifeste en faveur du déjà-là. De même, le lycée Jean-Baptiste Corot à Savigny-sur-Orge s’inscrit dans cette démarche, tout en affirmant la nécessité d’une ville-paysage.

François Leclercq s’installe en son nom en 2010. Il mène des projets d’architecture et urbains de grande envergure, comme l’extension d’Euroméditerranée (Marseille) ou le plan stratégique du quartier d’affaires de La Défense. Il développe une recherche de fond sur les infrastructures, notamment les autoroutes, avec par exemple l’étude de stratégie métropolitaine pour la reconquête de l’Autoroute A4 (2014). Il fait partie du comité scientifique de l’AIGP, et a contribué à l’élaboration du rapport de la mission de réflexion sur le Grand Paris menée en 2018.

Les projets architecturaux de l’agence sont conçus comme des micro-urbanités, comme les équipements dédiés à l’entraînement des athlètes de l’INSEP (Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance) dans le bois de Vincennes à Paris et le lycée Nelson-Mandela, sur l’Ile de Nantes (2016). Cette pensée architecturale et urbaine se prolonge dans la conception de campus, comme Nanterre-Arboretum, sur les sites des anciennes Papeteries.

La ville méditerranéenne constitue pour lui un laboratoire de réflexion sur la ville durable. En parallèle de son travail à Marseille, François Leclercq livre ainsi en 2017 une étude stratégique sur le territoire de la métropole de Montpellier qui doit servir de base à l’élaboration d’un schéma de cohérence territoriale (Scot). Cette étude trouve son prolongement jusqu’à la mer, dans l’extension du port de la Grande Motte, pour lequel il est lauréat en 2018… Il étudie également d’autres villes méditerranéennes avec deux projets à Tagadirt au Maroc et à Malaga en Espagne.

 

François Leclercq a enseigné à Tolbiac, puis à l’Ecole d’architecture de Marne-la-vallée. Il a publié de nombreuses tribunes et plusieurs ouvrages : Ville affectives, villes effectives (2004), Pour la ville, quel que soit l’état du monde (2006), Géographies sentimentales (2012), Retour au Bois habité (2014)…